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Une transmission réussie qui mixe MBO et investisseur externe

Domaines: Coaching, Financement, Stratégie

Secteur: High-tech

Partenaire: Isabelle Durafourg

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La situation

Cette PME développe et produit, depuis 1977, des enceintes acoustiques de haute précision, destinées aux professionnels. Son directeur et fondateur, s’y était pris très tôt pour régler sa succession. En 2005, il lançait la recherche d’un repreneur, le trouvait pour découvrir en 2013 qu’il n’était pas fiable. Tout était à reprendre à zéro avec de vives inquiétudes.

Comment ça s’est passé

Nous avons incité le propriétaire à inscrire son entreprise sur la plateforme de mise en relation de CapitalProximité et avons eu la chance d’entrer en contact avec un investisseur qui cherchait à racheter une entreprise depuis plusieurs années. Un facteur émotionnel bien géré : Certains collaborateurs souhaitaient faire partie du MBO et avaient besoin de sentir que le nouvel investisseur était prêt lui aussi à mouiller sa chemise. C'était le cas. En outre, son profil de commercial et de manager sur le plan international constituait un véritable atout. En tant qu’ingénieur mécanicien, il complétait parfaitement l’équipe. La confiance s’est naturellement établie et ses compétences rationnelles d’ingénieur ont autant rassurés que ses compétences de manager. Un rôle de médiateur dans la négociation : Si les compétences complémentaires des uns et des autres ont vite été reconnues, des tensions sont tout naturellement apparues jusqu’à ce que chacun se sache entendu dans ses intérêts propres. Etre attentif à ces intérêts parfois divergents est une priorité. Prêter attention à la psychologie de chacun en est une autre, tout aussi importante ! Défendre les intérêts tant du vendeur que des repreneurs :  Si l’un ou l’autre se sent lésé, la transaction est bloquée. C’est ce que nous avons su éviter en restant toujours neutre et en recentrant systématiquement les discussions sur le projet. Les simulations financières que nous avons pu présenter à chacun des collaborateurs pour mesurer les conséquences financières de son investissement ont été déterminantes. Cela a permis à chacun de vérifier les potentiels et les risques et d’aller jusqu’au bout de ce que disent les chiffres. Ensuite, ils ont pu laisser parler leur cœur…

Le résultat

En moins d’un an, le contrat de rachat, un mix de MBO (reprise par les collaborateurs) et d’investisseur externe a été signé. L'investisseur détient la minorité de blocage, secondé par le directeur technique, actif depuis 24 ans dans l’entreprise. L'entreprise est désormais la propriété de 7 actionnaires, dont le chef de production, le responsable du marché suisse et le fils de l'ex-propriétaire, ingénieur en microtechnique. Tous s’accordent à le dire : trouver l’équilibre entre un repreneur externe et une entreprise trentenaire tout en ouvrant la porte aux collaborateurs et aux enfants du fondateur est un véritable exploit. L'ancien propriétaire y est également pour beaucoup : Plutôt que de vendre à un concurrent ou de viser à maximiser le prix de vente, il a fait le choix de la pérennité et a accepté de revoir son prix à la baisse. Ce prix correspondait aux possibilités de l'investisseur. La sécurité des investissements était aussi garantie par le fait que l’immeuble faisait partie du deal. Or, la valeur d’un bâtiment est chiffrable et le propriétaire est arrivé avec une offre réaliste, contrairement à ce qui se passe trop souvent lors de rachats d’entreprise.